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1er Sommet de la vape : que faire de la cigarette électronique ?

Sciences et Avenir était au 1er Sommet de la vape au cours duquel scientifiques, médecins, usagers, industriels et représentants des pouvoirs publics ont pu échanger sur l’intérêt de la cigarette électronique dans le sevrage tabagique.

Au 1er sommet de la vape, (de gauche à droite) le Pr Roger Salamon, président du Haut Conseil de la santé publique, le Pr Bertrand Dautzenberg, Benoît Vallet, directeur général de la santé et le Pr Didier Jayle qui ocupe la chaire d'addictologie au conservatoire national des Arts et Métiers.

Au 1er sommet de la vape, (de gauche à droite) le Pr Roger Salamon, président du Haut Conseil de la santé publique, le Pr Bertrand Dautzenberg, Benoît Vallet, directeur général de la santé et le Pr Didier Jayle qui ocupe la chaire d’addictologie au conservatoire national des Arts et Métiers.

E-CIGARETTE. À l’issue du 1er Sommet de la vape organisé lundi 9 mai 2016 au conservatoire national des Arts et Métiers (Cnam), une chose est apparue certaine : pour les fumeurs souhaitant arrêter le tabac, l’usage de la cigarette électronique« devrait être recommandé et même remboursé par la sécurité sociale » lance le Pr Roger Salamon. Le président du Haut Conseil de santé publique (HCSP) n’est pourtant pas identifié dans l’assistance comme un fervent soutien du vapotage. Et pour cause, le dernier rapport du HCSP émettait des réserves sur l’outil en question. De sorte qu’une certaine tension existe entre les « pro-vape », venus nombreux ce jour, et les autorités sanitaires françaises qui prônent la prudence. La frilosité diront les pro-vape les plus modérés…

Une prise en main de la dépendance par les dépendants eux-mêmes

Mais la grande réussite de ce 1er Sommet de la vape est d’avoir réuni médecins, scientifiques, industriels, utilisateurs et représentants des pouvoirs publics afin de faire le point sur l’état des connaissances autour de la cigarette électronique. L’Académie de médecine était elle aussi présente par la voix du Pr Gérard Dubois qui a rappelé la singularité de l’émergence du vapotage dans la société : « C’est une prise en main de la dépendance par les dépendants eux-mêmes », comparant le phénomène à celui du Baclofène chez les alcooliques. Il a notamment signalé l’impact positif de l’arrivée de la cigarette électronique en France : « les 10 années qui suivent la loi Evin (1991) sont positives dans la lutte anti-tabac. Mais après, jusqu’en 2012, la situation tendait à stagner. » 2012 est l’année de l’arrivée du vapotage en France, année à partir de laquelle une forte baisse des ventes de tabac a été enregistrée.

Ce qui ressort de cette journée, c’est que malgré quelques études alarmistes de mauvaise qualité (la dernière en date décryptée par Sciences et Avenir), les données qui arrivent sont très favorables en terme de santé publique à la cigarette électronique. Notamment les deux rapports publiés par les autorités sanitaires britanniques en 2015 par le Public Health England et en 2016 par le Royal College of Physicians. Il en va de même pour le « vapotage passif » dont la nocivité est jugée négligeable. Enfin, les craintes que le vapotage puisse constituer une porte d’entrée au tabac semble de moins en moins fondées. En effet, la dernière enquête annuelle de l’association Paris sans tabac, dont les résultats ont été présentés hier par le Pr Dautzenberg, révèlent que bien loin de conduire au tabac, la cigarette électronique aurait plutôt tendance à se poser en concurrent direct. « Après avoir été inquiet jusqu’en 2013, plutôt rassuré en 2014, je suis en 2016 convaincu que l’e-cigarette est beaucoup plus un concurrent du tabac qu’une porte d’entrée en tabagisme chez les élèves parisiens » se félicite le Pr Dautzenberg.

Que faire de la e-cigarette dans l’espace public ?

Reste que la question de la place à accorder au vapotage dans la société est encore très conflictuelle. Vapoter dans les lieux publics clos ? L’Académie de médecine reste contre, tout comme le HCSP et, a fortiori, la direction générale de la santé. L’argument principal est d’éviter une banalisation du vapotage. Le Pr Dubois argue ainsi que la simple vue de la fumée constitue chez les fumeurs un signal d’autorisation à fumer et que, de fait, la vision de la vapeur pourrait constituer un signal similaire.

Pour Roger Salamon, il existe « beaucoup d’a priori positifs, mais encore peu de données probantes » sur l’impact social du vapotage. Rappelant à certains pro peut-être trop enthousiastes que « la question n’est pas de savoir si on est pour ou contre, mais de déterminer à quoi cela peut servir, et comment ». Dans le dernier rapport du HCSP, trois profils étaient établis : les fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer, les fumeurs qui ne souhaitent pas arrêter, et les non fumeurs. Pour les premiers, c’est clair : il faut essayer la cigarette électronique comme outil de sevrage tabagique. Pour le second groupe, le risque est de les voir vapoter là où il est interdit de fumer, mais sans se désintoxiquer du tabac. Pour les non-fumeurs, l’idée est bien sûr de ne pas les encourager à développer une nouvelle addiction, aussi peu nocive soit-elle.

Une participante semble ainsi faire mouche lorsqu’elle s’étonne que Tabac info service ne parle pas de la cigarette électronique comme outil de sevrage. Une remarque qui étonne d’ailleurs Roger Salamon et le secrétaire général de la santé, Benoît Vallet, représentant de la ministre Marisol Touraine. En réalité, le site Tabac info service consacre bien une page complète à la cigarette électronique dans la rubrique « je choisis ma stratégie », mais sur un ton peu compatible avec les données les plus récentes. Surtout, l’assistance téléphonique (39 89) contactée par Sciences et Avenir reconnait que la consigne est de ne pas évoquer la cigarette électronique aux fumeurs qui ne se seraient pas encore tournés vers cet outil. Peut-être une chose à corriger.

Le dossier a avancé avec beaucoup de nouveaux éléments – Benoît Vallet, directeur général de la santé

Benoît Vallet est lui venu écouter au nom du ministère de la Santé les attentes d’une communauté hétéroclite. Il reconnaît ainsi que « le dossier a avancé avec beaucoup de nouveaux éléments » à prendre en compte. La démarche d’inscrire la e-cigarette dans le sevrage et une logique de réduction des risques semble ainsi faire son chemin. Il s’est ainsi engagé publiquement à travailler plus étroitement avec les acteurs du vapotage en France en constituant notamment un groupe de travail au sein de la nouvelle agence Santé publique France. Il a toutefois rappelé que cette démarche devait être entourées de précautions. Et, lorsqu’une participante l’a interpellé pour comparer les fumeurs aux passagers d’un paquebot qui coulerait et à qui on n’indiquerait pas la présence de canaux de sauvetage, Benoît Vallet de répondre « à condition que les canaux ne soient pas troués ». Quoiqu’il en soit, que les fumeurs qui souhaitent arrêter se le disent : et pourquoi pas la cigarette électronique ?

Source :http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160510.OBS0122/1er-sommet-de-la-vape-que-faire-de-la-cigarette-electronique.html

 

 

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Le Conseil supérieur de la santé reconnaît la cigarette électronique comme utile.

C’est une petite révolution : le Conseil supérieur admet l’utilité possible de la cigarette electronique pour l’arrêt tabagique.

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Les 40 experts en santé publique et environnement du Conseil supérieur de la santé publient ce jeudi matin un nouvel avis sur la cigarette électronique (e-cig).

C’est un événement parce que celui-ci s’écarte sur de nombreux points de celui rendu il y a juste deux ans : les experts n’y demandent plus que la cigarette électronique ne soit vendue qu’en pharmacie ni qu’elle respecte les contraintes de la pub pour les médicaments. Mais ils demandent par contre qu’elle soit soumise aux restrictions liées au produit du tabac, qui interdisent aussi la pub…« Normal qu’on ait changé notre avis, 200 nouvelles études sont sorties depuis, il est logique qu’on en tienne compte, dans un sens comme dans l’autre. Il ne fallait notamment pas que la cigarette électronique soit plus difficile à trouver que le tabac », explique un des experts.

Des premiers résultats « positifs et encourageants »

Les experts, qui en doutaient il y a deux ans, admettent que « la e-cigarette avec nicotine semble efficace pour aider à arrêter de fumer. Nous avons actuellement peu de recul mais les premiers résultats sont positifs et encourageants et devront être confirmés. Le CSS ne voit donc aucune raison de refuser l’autorisation de mise sur le marché des e-cigarettes contenant de la nicotine, pour autant qu’elles soient utilisées dans le cadre d’une politique de lutte contre le tabagisme ».

Les experts mettent toutefois en garde : « si le fumeur continue à fumer du tabac en même temps que la e-cigarette, sur le long terme, cela n’a pas beaucoup de sens. En effet, il faut arrêter 85 % de sa consommation de tabac pour avoir un effet positif sur la bronchite chronique (BPCO) et il faut arrêter complètement le tabac pour avoir un effet positif sur les maladies cardiovasculaires. La e-cigarette, à côté des nombreuses autres prises en charge disponibles, doit donc être considérée comme un passage possible du tabac vers l’arrêt complet de ce dernier ».

Source:http://www.lesoir.be/1023447/article/actualite/sciences-et-sante/2015-10-22/conseil-superieur-sante-reconnait-cigarette-electronique-comme-utile

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Cigarette électronique : une bouteille à la mer pour tenter de sortir du politique pathologique

En août le gouvernement anglais publiait un rapport du Public Health England(équivalent de la HAS) dans lequel il constatait que la cigarette électronique était devenue le principal dispositif du sevrage tabagique en Grande-Bretagne. Fort de ce constat et de celui de son quasi-innocuité pour les fumeurs et les non-fumeurs, ce rapport recommande la promotion de la e-cigarette auprès du grand public et du corps médical pour en développer l’usage. Cette stratégie de réduction des risques grâce à la e-cigarette, combinée à une politique de prix élevé du tabac, réussit au Royaume-Uni dont la population de fumeur adulte est en train de descendre sous la barre des 18 %.

Gouvernement français

Début novembre, le gouvernement français se prépare à faire exactement le contraire en interdisant la promotion de la cigarette électronique et en bannissant son usage dans les lieux publics. Les dégâts de cette politique anti e-cigarette, déjà à l’oeuvre dans les discours officiels, sont déjà visibles : les ventes du tabac sont reparties à la hausse en France, après 3 années de baisse incontestablement liées à l’essor de la e-cigarette. Rappelons qu’en France un tiers de la population adulte fume, et que le tabac tue 78.000 personnes chaque année.

Un chiffre illustre la différence entre les deux visions politiques : en France 2/3 des fumeurs pensent que la e-cigarette est plus dangereuse que le tabac, contre 1/3 en Grande-Bretagne.

En nous mobilisant avant fin octobre, nous avons encore la possibilité de faire entendre notre voix pour une véritable politique de réduction des risques en France.

Et ce combat est planétaire, car il influencera d’autres pays à la recherche de solutions pour lutter contre le tabac.

Extrait du blog de Jean-Yves Nau, journaliste et docteur en médecine.

Source; http://jeanyvesnau.com/2015/10/17/igarette-electronique-une-bouteille-a-la-mer-pour-sortir-du-pathologique-dans-lequel-nous-maintient-le-politique/