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E-cigarette : 6 millions de fumeurs ont arrêté de fumer

E-CIGARETTE. Dans l’Union européenne, 6 millions de fumeurs ont arrêté le tabac en choisissant la cigarette électronique et 9 millions ont pu réduire leur consommation. Ce sont les conclusions d’une étude publiée fin juin 2016 dans la revue Addiction. Des chiffres qui sont le fruit d’une analyse de l’Eurobaromètre 2014. Cette enquête, menée chaque année par la Commission européenne, a évalué à partir d’un échantillon représentatif de 27.460 personnes la consommation de tabac et l’utilisation de la cigarette électronique dans les 28 Etats membres. Selon les chercheurs, 48,5 millions de personnes ont déjà essayé le vaporisateur personnel, avec ou sans nicotine, et 7,5 millions sont des utilisateurs réguliers précise sur son blog l’un des auteurs, le Dr Jacques Le Houezec, membre de l’équipe de recherche Addictologie à l’Inserm. Notons que ce spécialiste des addictions s’est résolument engagé pour la reconnaissance de la cigarette électronique comme outil de sevrage tabagique.

Des taux de sevrage inégalés ?

Il rapporte ainsi les propos de l’auteur principal de l’étude, le Dr Konstantinos Farsalinos :« Ce sont probablement les taux de sevrage et de réduction tabagiques les plus élevés jamais observés sur une population aussi large. » Pour lui, il est clair que les données de l’Union européenne indiquent un effet positif de la cigarette électronique sur la santé publique. D’abord en raison « des taux élevés d’arrêt et de réduction de consommation observés ». Mieux encore, « l’utilisation de la cigarette électronique est largement confinée à la population de fumeurs (actuels et anciens), et est minimale chez les non-fumeurs. » Autrement dit, que le « vapotage » ne constitue pas vraiment une voie d’entrée vers le tabagisme.

Des données qui confirment donc en partie celles publiées dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire du Haut Conseil en santé publique en mai 2016. Ce rapport montrait en effet que la part de non-fumeurs accédant au tabac via la cigarette électronique était tout à fait négligeable. Un point important puisque c’était il y a peu encore l’un des arguments pour ignorer l’intérêt de cet outil dans le sevrage tabagique.

Source :https://www.sciencesetavenir.fr/sante/e-cigarette-6-millions-de-fumeurs-ont-arretes-de-fumer_30824

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1er Sommet de la vape : que faire de la cigarette électronique ?

Sciences et Avenir était au 1er Sommet de la vape au cours duquel scientifiques, médecins, usagers, industriels et représentants des pouvoirs publics ont pu échanger sur l’intérêt de la cigarette électronique dans le sevrage tabagique.

Au 1er sommet de la vape, (de gauche à droite) le Pr Roger Salamon, président du Haut Conseil de la santé publique, le Pr Bertrand Dautzenberg, Benoît Vallet, directeur général de la santé et le Pr Didier Jayle qui ocupe la chaire d'addictologie au conservatoire national des Arts et Métiers.

Au 1er sommet de la vape, (de gauche à droite) le Pr Roger Salamon, président du Haut Conseil de la santé publique, le Pr Bertrand Dautzenberg, Benoît Vallet, directeur général de la santé et le Pr Didier Jayle qui ocupe la chaire d’addictologie au conservatoire national des Arts et Métiers.

E-CIGARETTE. À l’issue du 1er Sommet de la vape organisé lundi 9 mai 2016 au conservatoire national des Arts et Métiers (Cnam), une chose est apparue certaine : pour les fumeurs souhaitant arrêter le tabac, l’usage de la cigarette électronique« devrait être recommandé et même remboursé par la sécurité sociale » lance le Pr Roger Salamon. Le président du Haut Conseil de santé publique (HCSP) n’est pourtant pas identifié dans l’assistance comme un fervent soutien du vapotage. Et pour cause, le dernier rapport du HCSP émettait des réserves sur l’outil en question. De sorte qu’une certaine tension existe entre les « pro-vape », venus nombreux ce jour, et les autorités sanitaires françaises qui prônent la prudence. La frilosité diront les pro-vape les plus modérés…

Une prise en main de la dépendance par les dépendants eux-mêmes

Mais la grande réussite de ce 1er Sommet de la vape est d’avoir réuni médecins, scientifiques, industriels, utilisateurs et représentants des pouvoirs publics afin de faire le point sur l’état des connaissances autour de la cigarette électronique. L’Académie de médecine était elle aussi présente par la voix du Pr Gérard Dubois qui a rappelé la singularité de l’émergence du vapotage dans la société : « C’est une prise en main de la dépendance par les dépendants eux-mêmes », comparant le phénomène à celui du Baclofène chez les alcooliques. Il a notamment signalé l’impact positif de l’arrivée de la cigarette électronique en France : « les 10 années qui suivent la loi Evin (1991) sont positives dans la lutte anti-tabac. Mais après, jusqu’en 2012, la situation tendait à stagner. » 2012 est l’année de l’arrivée du vapotage en France, année à partir de laquelle une forte baisse des ventes de tabac a été enregistrée.

Ce qui ressort de cette journée, c’est que malgré quelques études alarmistes de mauvaise qualité (la dernière en date décryptée par Sciences et Avenir), les données qui arrivent sont très favorables en terme de santé publique à la cigarette électronique. Notamment les deux rapports publiés par les autorités sanitaires britanniques en 2015 par le Public Health England et en 2016 par le Royal College of Physicians. Il en va de même pour le « vapotage passif » dont la nocivité est jugée négligeable. Enfin, les craintes que le vapotage puisse constituer une porte d’entrée au tabac semble de moins en moins fondées. En effet, la dernière enquête annuelle de l’association Paris sans tabac, dont les résultats ont été présentés hier par le Pr Dautzenberg, révèlent que bien loin de conduire au tabac, la cigarette électronique aurait plutôt tendance à se poser en concurrent direct. « Après avoir été inquiet jusqu’en 2013, plutôt rassuré en 2014, je suis en 2016 convaincu que l’e-cigarette est beaucoup plus un concurrent du tabac qu’une porte d’entrée en tabagisme chez les élèves parisiens » se félicite le Pr Dautzenberg.

Que faire de la e-cigarette dans l’espace public ?

Reste que la question de la place à accorder au vapotage dans la société est encore très conflictuelle. Vapoter dans les lieux publics clos ? L’Académie de médecine reste contre, tout comme le HCSP et, a fortiori, la direction générale de la santé. L’argument principal est d’éviter une banalisation du vapotage. Le Pr Dubois argue ainsi que la simple vue de la fumée constitue chez les fumeurs un signal d’autorisation à fumer et que, de fait, la vision de la vapeur pourrait constituer un signal similaire.

Pour Roger Salamon, il existe « beaucoup d’a priori positifs, mais encore peu de données probantes » sur l’impact social du vapotage. Rappelant à certains pro peut-être trop enthousiastes que « la question n’est pas de savoir si on est pour ou contre, mais de déterminer à quoi cela peut servir, et comment ». Dans le dernier rapport du HCSP, trois profils étaient établis : les fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer, les fumeurs qui ne souhaitent pas arrêter, et les non fumeurs. Pour les premiers, c’est clair : il faut essayer la cigarette électronique comme outil de sevrage tabagique. Pour le second groupe, le risque est de les voir vapoter là où il est interdit de fumer, mais sans se désintoxiquer du tabac. Pour les non-fumeurs, l’idée est bien sûr de ne pas les encourager à développer une nouvelle addiction, aussi peu nocive soit-elle.

Une participante semble ainsi faire mouche lorsqu’elle s’étonne que Tabac info service ne parle pas de la cigarette électronique comme outil de sevrage. Une remarque qui étonne d’ailleurs Roger Salamon et le secrétaire général de la santé, Benoît Vallet, représentant de la ministre Marisol Touraine. En réalité, le site Tabac info service consacre bien une page complète à la cigarette électronique dans la rubrique « je choisis ma stratégie », mais sur un ton peu compatible avec les données les plus récentes. Surtout, l’assistance téléphonique (39 89) contactée par Sciences et Avenir reconnait que la consigne est de ne pas évoquer la cigarette électronique aux fumeurs qui ne se seraient pas encore tournés vers cet outil. Peut-être une chose à corriger.

Le dossier a avancé avec beaucoup de nouveaux éléments – Benoît Vallet, directeur général de la santé

Benoît Vallet est lui venu écouter au nom du ministère de la Santé les attentes d’une communauté hétéroclite. Il reconnaît ainsi que « le dossier a avancé avec beaucoup de nouveaux éléments » à prendre en compte. La démarche d’inscrire la e-cigarette dans le sevrage et une logique de réduction des risques semble ainsi faire son chemin. Il s’est ainsi engagé publiquement à travailler plus étroitement avec les acteurs du vapotage en France en constituant notamment un groupe de travail au sein de la nouvelle agence Santé publique France. Il a toutefois rappelé que cette démarche devait être entourées de précautions. Et, lorsqu’une participante l’a interpellé pour comparer les fumeurs aux passagers d’un paquebot qui coulerait et à qui on n’indiquerait pas la présence de canaux de sauvetage, Benoît Vallet de répondre « à condition que les canaux ne soient pas troués ». Quoiqu’il en soit, que les fumeurs qui souhaitent arrêter se le disent : et pourquoi pas la cigarette électronique ?

Source :http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160510.OBS0122/1er-sommet-de-la-vape-que-faire-de-la-cigarette-electronique.html

 

 

Arrêt du tabac : la cigarette électronique peut être conseillée sans risque

Magasin de cigarette électronique Agen 47000 , Boé 47550 et Villeneuve sur Lot 47300

Actualités

Petits rendez-vous entre vapoteurs
Une grande boufée avant de commander un cocktail. / Photo Kevin Pinto / Photo Kevin Pinto
Depuis trois semaines, les magasins de cigarettes électroniques Exacig Agen Jasmin  et Boé , proposent un «bar à vape», où cocktails et petits plats viennent s’ajouter au vapotage. Une démarche pour le moins originale

Summer Boy au pamplemousse, Princess Peach à la pêche, Little Cloud au caramel, Mojito…

Attention, on ne parle pas de cocktails mais de noms de e-liquides pour cigarettes électroniques….

Cocolada, Passion Tropic, Royal Blue… Là, en revanche, il s’agit bien de boissons. Vous nous suivez ?

Alors pourquoi ne pas boire un verre en vapotant ?

C’est  en tous les cas ce que propose maintenant Raphaël Boumati dans les

magasins de cigarette électronique EXACIG Agen 47000 , Boé 47550 et Villeneuve sur Lot 47300 .Initiation-conseils-dégustation.

«Un petit plus convivial»

Un «bar à vape» – le premier en Lot-et-Garonne – qui s’est lancé il y a trois semaines, sur un constat simple : «L’idée est venue du fait que les gens restaient souvent un peu plus tard le week-end. Et qu’il était dommage de devoir fermer alors qu’ils auraient pu encore rester», explique Raphaël. «Les vendredis et samedis, on propose à boire et à manger : des tapas, des pizzas, des bruschettas… Le magasin ne change pas mais c’est un petit plus convivial.»

Un peu comme un bar à vins où les arômes de la vapeur remplacent ceux d’une bonne bouteille.

La convivialité, c’est vraiment l’idée principale du bar à vape. Les aficionados de la e-cigarette peuvent venir entre amis, mais la boutique agenaise va continuer de proposer différentes activités. «Nous l’avons déjà fait mais nous organiserons des soirées à thèmes où les gens pourront tester de nouveaux liquides, de nouveau matériels», et même s’en faire prêter pour ceux qui voudraient s’essayer aux joies du vapotage.

Vacances obligent, Raphaël attend la rentrée pour savoir si les Agenais seront au rendez-vous de ce concept nouveau, y compris à l’échelle nationale.

Même s’il reconnaît avoir déjà de nouvelles idées en tête, à commencer, pourquoi pas, par l’installation d’une terrasse d’ici un an. Histoire de donner envie à Jasmin devenir goûter un Summer Boy ou un Princess Peach.

>Agence de vapologie Agen – Exacig – Bar à Vape.

35 av. du Général de Gaulle.

Tél. : 09 84 13 42 57

>Magasin de cigarette électronique Exacig Boé

17 Avenue de Bigorre route de géant casino à coté de l’impérial Buffet

47550 Boé -Parking privé.

Tél. : 09 52 16 59 63
Mail : contact@exacig.com
Web : www.exacig.com

Horaires : du lundi au samedi, 9 h 30-12 h 30 et 14 h -19h

Cigarette électronique Aiduce

Résumé d’études sur la cigarette électronique par l’AIDUCE

Le 23 janvier 2016.Les études sur la cigarette électronique par l’Association Indépendante des Utilisateurs de Cigarette Electronique.

Notre avis ne tient compte que de notre santé, de notre vécu et des connaissances scientifiques. Le sujet de la cigarette électronique demeure sensible à bien des égards. Pourtant, nous, vapoteurs, défendons ce dispositif avec conviction car il a permis à beaucoup d’entre nous de nous affranchir du tabac.

cigarette electronique aiduce

La connaissance de la cigarette électronique s’est enrichie de nombreuses études depuis le tout premier rapport remis en Mai 2013 au Ministère de la Santé par l’Office Français de prévention du Tabagisme1 . Ce rapport mettait déjà en évidence la relative innocuité du dispositif et son intérêt majeur dans la réduction du risque tabagique. Quelques points restaient encore à éclaircir, notamment sur la possibilité d’un effet de « passerelle » vers le tabagisme.

Ces questions ont aujourd’hui trouvé des réponses dans les études qui ont été réalisées depuis. Le marché et le matériel ont également évolué, et ce marché a été à l’origine de l’établissement des normes AFNOR. Ses acteurs se responsabilisent et souhaitent apporter à leurs clients un gage de qualité et de sérieux. Parallèlement, les exigences sanitaires des utilisateurs sont connues et entendues des fabricants. En août 2015, le Public Health England 2 a compulsé un nombre très important d’études pour rédiger son rapport sur la cigarette électronique. Son avis confirme ce que les vapoteurs ressentent depuis des années : une santé améliorée, une liberté retrouvée face au tabac, une réduction des risques pour les fumeurs (estimée à 95%), et l’absence de risque avéré pour l’entourage. C’est en s’appuyant sur ces éléments que, l’Aiduce renouvelle et soutient ses positions.

Lien vers le résumé des études:

https://public.aiduce.org/files/Outils%20et%20campagnes%20d%27information/resume_d_etudes_janvier2016.pdf

cigarette électronique AGEN 47000- EXACIG

Le Conseil supérieur de la santé reconnaît la cigarette électronique comme utile.

C’est une petite révolution : le Conseil supérieur admet l’utilité possible de la cigarette electronique pour l’arrêt tabagique.

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Les 40 experts en santé publique et environnement du Conseil supérieur de la santé publient ce jeudi matin un nouvel avis sur la cigarette électronique (e-cig).

C’est un événement parce que celui-ci s’écarte sur de nombreux points de celui rendu il y a juste deux ans : les experts n’y demandent plus que la cigarette électronique ne soit vendue qu’en pharmacie ni qu’elle respecte les contraintes de la pub pour les médicaments. Mais ils demandent par contre qu’elle soit soumise aux restrictions liées au produit du tabac, qui interdisent aussi la pub…« Normal qu’on ait changé notre avis, 200 nouvelles études sont sorties depuis, il est logique qu’on en tienne compte, dans un sens comme dans l’autre. Il ne fallait notamment pas que la cigarette électronique soit plus difficile à trouver que le tabac », explique un des experts.

Des premiers résultats « positifs et encourageants »

Les experts, qui en doutaient il y a deux ans, admettent que « la e-cigarette avec nicotine semble efficace pour aider à arrêter de fumer. Nous avons actuellement peu de recul mais les premiers résultats sont positifs et encourageants et devront être confirmés. Le CSS ne voit donc aucune raison de refuser l’autorisation de mise sur le marché des e-cigarettes contenant de la nicotine, pour autant qu’elles soient utilisées dans le cadre d’une politique de lutte contre le tabagisme ».

Les experts mettent toutefois en garde : « si le fumeur continue à fumer du tabac en même temps que la e-cigarette, sur le long terme, cela n’a pas beaucoup de sens. En effet, il faut arrêter 85 % de sa consommation de tabac pour avoir un effet positif sur la bronchite chronique (BPCO) et il faut arrêter complètement le tabac pour avoir un effet positif sur les maladies cardiovasculaires. La e-cigarette, à côté des nombreuses autres prises en charge disponibles, doit donc être considérée comme un passage possible du tabac vers l’arrêt complet de ce dernier ».

Source:http://www.lesoir.be/1023447/article/actualite/sciences-et-sante/2015-10-22/conseil-superieur-sante-reconnait-cigarette-electronique-comme-utile

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Cigarette électronique : une bouteille à la mer pour tenter de sortir du politique pathologique

En août le gouvernement anglais publiait un rapport du Public Health England(équivalent de la HAS) dans lequel il constatait que la cigarette électronique était devenue le principal dispositif du sevrage tabagique en Grande-Bretagne. Fort de ce constat et de celui de son quasi-innocuité pour les fumeurs et les non-fumeurs, ce rapport recommande la promotion de la e-cigarette auprès du grand public et du corps médical pour en développer l’usage. Cette stratégie de réduction des risques grâce à la e-cigarette, combinée à une politique de prix élevé du tabac, réussit au Royaume-Uni dont la population de fumeur adulte est en train de descendre sous la barre des 18 %.

Gouvernement français

Début novembre, le gouvernement français se prépare à faire exactement le contraire en interdisant la promotion de la cigarette électronique et en bannissant son usage dans les lieux publics. Les dégâts de cette politique anti e-cigarette, déjà à l’oeuvre dans les discours officiels, sont déjà visibles : les ventes du tabac sont reparties à la hausse en France, après 3 années de baisse incontestablement liées à l’essor de la e-cigarette. Rappelons qu’en France un tiers de la population adulte fume, et que le tabac tue 78.000 personnes chaque année.

Un chiffre illustre la différence entre les deux visions politiques : en France 2/3 des fumeurs pensent que la e-cigarette est plus dangereuse que le tabac, contre 1/3 en Grande-Bretagne.

En nous mobilisant avant fin octobre, nous avons encore la possibilité de faire entendre notre voix pour une véritable politique de réduction des risques en France.

Et ce combat est planétaire, car il influencera d’autres pays à la recherche de solutions pour lutter contre le tabac.

Extrait du blog de Jean-Yves Nau, journaliste et docteur en médecine.

Source; http://jeanyvesnau.com/2015/10/17/igarette-electronique-une-bouteille-a-la-mer-pour-sortir-du-pathologique-dans-lequel-nous-maintient-le-politique/

Agen cigarette électronique

Cigarette électronique : avec elle, 400 000 personnes ont arrêté le tabac. Pourquoi Mme Touraine ne le dit-elle pas ?

Article sur la cigarette électronique extrait de

Journalisme et Santé Publique

Le blog de Jean-Yves Nau, journaliste et docteur en médecine

Le 25 février 2015.

Bonjour

C’est un document officiel  qui vient d’être rendu public. Il est visible en deux clics. Marisol Touraine l’avait simplement et rapidement évoqué hier 24 février lors de sa conférence de presse. Cet extrait du « baromètre santé » de l’Inpes vaut nettement plus qu’une simple évocation. C’est souvent le cas avec les baromètres, ces outils à pression.

Qu’y apprend-on ? Que la cigarette électronique joue un rôle croissant dans la lutte contre cette addiction majeure et mortifère qu’est la dépendance au tabac –une donnée sous-estimée quand elle n’est pas ignorée de la ministre de la Santé.

Que la cigarette électronique est connue par la quasi-totalité des Français (99%). Que douze millions de personnes l’ont, en France, « essayée », que 6% des 15-75 ans sont vapoteurs (soit environ trois millions de personnes) et que 3% (environ 1,5 millions de personnes) sont des vapoteurs quotidiens.

Qui sont les vapoteurs ?

Ils sont plutôt jeunes et masculins (les femmes ont toujours été en retard, question tabac). Traduction Inpes : « la cigarette électronique séduit moins les femmes que les hommes ». Les plus jeunes sont plus souvent expérimentateurs (garçons et filles) : 45% des 15-24 ans (ourquoi cette tranche d’âge, pourquoi ne pas segmenter ?) l’ont essayée. On observe un pic d’utilisateurs chez les 25-34 ans (8%). D’autres facteurs sont associés à l’utilisation ou non de la cigarette électronique :

  • les individus ayant un niveau de diplôme supérieur au bac sont moins souvent utilisateurs de la cigarette électronique, que ce soit de façon quotidienne ou pas,
  • les individus aux revenus élevés sont moins souvent vapoteurs mais ce constat n’est plus vérifié si l’on s’intéresse aux vapoteurs quotidiens,
  • la situation professionnelle ne semble pas avoir d’impact significatif sur l’utilisation de la cigarette électronique.

L’Inpes souligne que les étudiants et les autres inactifs sont un peu moins de 2% à vapoter quotidiennement contre environ 3,5% des travailleurs et chômeurs.  Dans l’ensemble, les hommes, les personnes de moins de 55 ans ainsi que celles ayant un niveau de diplôme inférieur ou égal au bac sont plus souvent vapoteurs que les autres. Or ces caractéristiques sont proches de celles observées chez les fumeurs.

Confirmations

Parmi les vapoteurs en cours de confirmation : • 57% l’utilisent quotidiennement • 30% au moins une fois par semaine • 10% au moins une fois par mois • 3% moins d’une fois par mois. Ils sont 20% à l’utiliser davantage la semaine, 16% davantage le weekend et 64% à l’utiliser indifféremment la semaine ou le weekend. La cigarette électronique est utilisée principalement au domicile ou à l’extérieur : 84% des vapoteurs affirment vapoter à leur domicile, 77% à l’extérieur. Ils sont 36% à le faire au travail, 27% à l’intérieur de lieux de convivialité (restaurants, bars, cafés, boîtes de nuit), 5% à l’école (uniquement des individus de moins de 25 ans) et 0,1% en voiture.

La moyenne d’ancienneté d’utilisation de la cigarette électronique est de 4 mois. Toutefois, en 2014, 47% des vapoteurs ne l’étaient que depuis moins de 3 mois et  9% seulement depuis plus d’un an.

L’enquête permet d’estimer le nombre de bouffées d’e-cigarettes par jour : les vapoteurs utilisant la cigarette électronique depuis plus d’un mois (de façon équivalente la semaine et le weekend) tireraient (l’Inpes écrit « fumeraient »…)  54 bouffées par jour. Parmi eux, les fumeurs réguliers seraient à 50 bouffées par jour, les fumeurs occasionnels à 72, les ex-fumeurs à 60 et enfin les individus n’ayant jamais fumé à 31 (sic).

L’estimation du nombre moyen de bouffées déclarées est plus importante parmi les vapoteurs quotidiens : 64 bouffées par jour. 86% des vapoteurs utilisent des cigarettes électroniques avec nicotine et 97% utilisent des cigarettes électroniques avec recharge (et non pas jetables).

« 400 000 personnes »

Pourcentages essentiels : 98% des vapoteurs sont des fumeurs ou des ex-fumeurs La prévalence du tabagisme est très importante au sein des vapoteurs : 75% sont des fumeurs réguliers, 8% des fumeurs occasionnels. De plus, 15% des vapoteurs sont d’anciens fumeurs, ce qui implique que près de 98% des vapoteurs sont ou ont été fumeurs. Les vapoteurs quotidiens se répartissent en trois quarts de fumeurs (réguliers ou pas) et un quart d’anciens fumeurs.

« Il est donc possible d’estimer le nombre d’ex-fumeurs ayant arrêté le tabac, au moins temporairement, avec la e-cigarette à 0,9% des 15-75 ans (15% d’ex-fumeurs parmi les 6% de vapoteurs) soit environ 400 000 personnes » explique l’Inpes. Qui ajoute : « L’usage de la cigarette électronique et la consommation de tabac sont donc étroitement liés ».

Et encore : « Les fumeurs (réguliers et occasionnels) présentent des taux d’expérimentation de vapotage très élevés (60% et 48% respectivement). En comparaison, on constate chez les non-fumeurs (exfumeurs et ceux n’ayant jamais fumé) des pourcentages nettement inférieurs (12% et 6% respectivement). »

Confiance dans l’avenir

Conclusion de l’Inpes : « Ces résultats montrent que la cigarette électronique est essentiellement utilisée par les fumeurs. De plus, il est à noter qu’environ 24% des fumeurs n’ayant jamais utilisé la cigarette électronique déclarent avoir l’intention de l’utiliser à l’avenir. »

On peut donc avoir confiance dans l’avenir…. Et ce d’autant que l’Inpes a aussi exploré les raisons de l’utilisation de la cigarette électronique. (1)

Résumons. Un fumeur vapoteur diminue en moyenne sa consommation de tabac de 8,9 cigarettes par jour. La cigarette électronique est vue comme une aide à l’arrêt par les fumeurs vapoteurs. Ainsi, 88% d’entre eux estiment qu’elle leur permet de réduire le nombre de cigarettes ordinaires fumées et 82% qu’elle pourrait les aider à arrêter de fumer. Par ailleurs, environ 82% des fumeurs vapoteurs sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle la cigarette électronique leur a permis de réduire leur consommation de tabac : le weekend (70%) et le reste de la semaine (74%). La diminution moyenne est de 8,9 cigarettes par jour.  De plus, les fumeurs vapoteurs sont 69% à acquiescer à l’affirmation qu’ils ont envie d’arrêter de fumer, contre 54% des fumeurs non-vapoteurs.

Porte de sortie

Les fumeurs-vapoteurs se caractérisent donc, entre autre, par une plus forte propension à déclarer vouloir arrêter de fumer que les simples fumeurs. En conclusion, on peut donc considérer que 0,9% des 15-75 ans, soit environ 400 000 personnes, constitue une première approximation de la proportion de Français ayant réussi à arrêter de fumer, au moins temporairement, grâce à la cigarette électronique.

« Les risques de la cigarette électronique sont a priori plus faibles que ceux induits par le tabagisme mais c’est un sujet encore insuffisamment documenté, les effets à long terme restent encore méconnus » met encore en garde  François Bourdillon, directeur général de l’Inpes. Qui, ici, documente quoi ? Où plus précisément qui ne documente pas ce qu’il devrait documenter ?

Quant à Marisol Touraine, ministre de la Santé elle ne veut pas, avec les meilleurs raisons du monde, que la cigarette électronique ne devienne une porte d’entrée vers le tabac. Elle ne voit pas, ne veut pas voir, qu’elle en est une porte de sortie.

A demain

1 « Les trois raisons citées le plus fréquemment montrent que son usage est perçu comme un substitut à la cigarette ordinaire. Ainsi, les principales raisons pour lesquelles les vapoteurs interrogés utilisaient / utilisent la cigarette électronique sont :

  • La dépendance : au sein de la population des fumeurs et des ex-fumeurs, les trois quarts des vapoteurs sont d’accord avec le fait que l’une des raisons de leur utilisation de la cigarette électronique est leur dépendance à la nicotine,
  • Le prix : 71% des fumeurs vapoteurs ainsi que 66% des ex-fumeurs vapoteurs sont d’accord avec le fait que leur usage de la cigarette électronique est lié au coût inférieur à celui la cigarette ordinaire,
  • La santé : 66% des fumeurs vapoteurs et 80% des ex-fumeurs vapoteurs sont d’accord avec le fait qu’ils utilisent la cigarette électronique car elle est moins mauvaise pour la santé,
  • La liberté d’usage : 28% des fumeurs vapoteurs et 20% des ex-fumeurs vapoteurs sont d’accord avec l’affirmation que l’une des raisons de fumer la cigarette électronique est que cela leur permet de fumer dans des lieux où la cigarette ordinaire est interdite,
  • Le respect des autres : environ la moitié des fumeurs et ex-fumeurs vapoteurs sont d’accord sur le fait qu’ils utilisent la cigarette électronique pour ne pas déranger les gens avec qui ils se trouvent,
  • Le goût : un tiers d’entre eux sont d’accord avec l’affirmation qu’ils utilisent la e-cig parce qu’elle a meilleur goût que la cigarette ordinaire.

Source :http://jeanyvesnau.com/2015/02/25/cigarette-electronique-avec-elle-400-000-personnes-ont-arrete-le-tabac-pourquoi-mme-touraine-ne-le-dit-elle-pas/

Cigarette electronique VS classique

E-cigarette : « Ce n’est pas une étude, c’est une lettre torchon »

 

Une « étude » prétend que dans certaines conditions, la e-cigarette pourrait s’avérer « 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac ». Sauf que ce travail publié dans le prestigieux New England Journal of Medicine est loin d’être rigoureux… Décryptage.

Publié le 25 janvier 2015

E-CIGARETTE. « Ce n’est pas une étude scientifique, c’est une lettre torchon. D’habitude le New England Journal of Medicine (NEJM) est un journal sérieux, mais là ils ont adopté le comportement d’un tabloïd. » Le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l’Office français de prévention du tabagisme ne mâche pas ces mots pour qualifier le texte publié dans l’une des plus prestigieuse revue médicale du monde. Les auteurs y expliquent que la cigarette électronique pourrait s’avérer « 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac ». Une annonce qui a évidemment fait l’effet d’une bombe au moment de sa parution le 22 janvier 2015. Un texte dont il convient d’abord de rappeler le statut : il ne s’agit pas d’une étude présentant méthodologie, contexte, observations… mais d’une lettre – ou « correspondance » –  qui n’a donc pas valeur de publication scientifique.

Plus de 5 volts de tension

Ce qui leur permet d’arriver à une conclusion aussi alarmiste ? « Nous avons constaté que du formaldéhyde peut se former durant le processus de vaporisation des cigarettes électroniques », écrivent ces chercheurs de l’université d’Etat de Portland (Oregon, nord-ouest). Cette substance qui est un cancérogène avéré apparaitrait lorsque le liquide est surchauffé à partir d’une batterie dégageant plus de 5 volts de tension. Une observation qui ne tient pas la route quand on sait un peu comment fonctionne une cigarette électronique (voir notre infographie ci-dessous pour les connaissances de base) que celle-ci soit jetable ou non.

Sans résistance, la puissance n’est rien

En effet, utiliser une batterie délivrant une tension de 5 volts ne dit strictement rien de la puissance de la e-cigarette (qui elle est exprimée en watts), et donc de la chaleur dégagée pour chauffer le liquide. En effet, la puissance est fonction du couple batterie/résistance. D’un côté, la tension délivrée par la batterie se mesure en volts. De l’autre, la capacité de la résistance s’exprime en ohms (noté Ω). La puissance en watts est en fait égale au carré de la tension divisé par la résistance. Ainsi, avec une tension de 3,2 volts et une résistance de 1,5 Ω, on obtiendrait : (3,2 × 3,2) ÷ 1,5 = 6,82 watts. Le tableau ci-dessous établit la puissance obtenue en fonction de ces deux paramètres :

puissance en watt en fonction de la tension et de la résistance

Dans ce cas-là, autant interdire la vente de poêle et de côtelettes » – Pr Dautzenberg

Mais dans leur correspondance adressée au NEJM, les chercheurs utilisent une résistance de 2,1 Ω, associée à une batterie dont la tension est de 5 volts. Soit : (5 × 5) ÷ 2,1 = 11,90 watts. Or, il est vrai qu’au delà d’une certaine puissance, la température à laquelle est chauffé le liquide est telle qu’elle peut produire du formaldéhyde. Mais – faut-il le rappeler – toutes les formes de combustion produisent cette substance cancérogène. Qu’il s’agisse d’incinérateurs de déchets, de chauffage des bâtiments ou, plus simplement, d’un feu de bois, de l’utilisation d’encens ou la cuisson d’aliments (votre four, votre poêle, ou le barbecue). « Dans ce cas là, autant interdire la vente de poêle et de côtelettes », ironise le Pr Dautzenberg qui, en fait, ne décolère pas de voir de telles annonces passer dans le New England Journal of Medicine.

Evidemment donc, si les « vapoteurs » choisissent une batterie délivrant une tension de 7 volts en l’associant à une résistance de 1,5 Ω, ces derniers prennent le risque de s’exposer plus que de raison à cette substance puisque la puissance de chauffe sera égale à 32,66 watts. Mais le risque est-il plus important que si l’on mange des saucisses bien grillées ? Cela pourrait être une question intéressante… Sauf qu’avec une telle puissance de chauffe, le goût et l’odeur dégagés par le dispositif sont tout simplement insupportables pour un être humain normalement constitué. Le vapoteur a alors l’impression d’aspirer une odeur de cramé.

Le tabac, c’est 78 cancérogènes avérés…

Last but not least, les auteurs affirment qu’avec ce formaldéhyde détecté dans les conditions ci-mentionnées la cigarette électronique pourrait être 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac. Une aberration, pour le Pr Dautzenberg qui rappelle que « la plupart des cancérogènes de la cigarette classique provient des goudrons issus de la combustion. » Une affirmation qui par ailleurs, et de façon inexplicable, fait fi des 78 autres substances cancérogènes contenues dans le tabac. Des produits toxiques rigoureusement listés par Sciences et Avenir dans l’infographie ci-dessous:

tabac les additifs

source:http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150126.OBS0840/e-cigarette-ce-n-est-pas-une-etude-c-est-une-lettre-torchon.html

Agen cigarette électronique

Désinformation sur la cigarette électronique: la différence entre une étude en laboratoire et la réalité

Publié le 22 Janvier 2015

Une fois de plus certains journalistes sautent à pieds joints sur une étude, cherchant à dénigrer le vaporisateur de nicotine (VP), en utilisant des titres sensationnels, et sans prendre la peine d’analyser réellement la validité de cette étude.

cigarette électronique

Une lettre, publiée dans le New England Journal of Medicine, détaille une expérience faite en laboratoire en utilisant un vaporisateur de seconde génération à 3,3 et à 5,0 volts, avec une durée de bouffée de 4 secondes, sans préciser le type et la valeur de la résistance employée. A 3,3 volts ils n’ont pas pu mesurer d’émission de formaldéhyde (substance cancérigène), mais à 5,0 volts ils ont mesuré des quantités 15 fois supérieures à celles émises par une cigarette de tabac.

Sur son blog, le Dr Farsalinos critique sévèrement cette étude, et propose tout d’abord une autre interprétation de ce qui a été réellement mesuré. Selon lui, « les auteurs n’ont pas trouvé du formaldéhyde [ndlr: dans la vapeur produite], mais des hémiacétals de formaldéhyde. »

Un hémiacétal est un groupe fonctionnel formé par réaction d’un aldéhyde et d’un alcool ou un composé chimique contenant ce groupe fonctionnel. Dans le cas du VP, il s’agit de formaldéhyde-propylène glycol ou de formaldéhyde-glycérol (on rappelle ici que le propylène glycol et la glycérine végétale sont des alcools, et non des corps gras!). Or, selon le Dr Farsalinos, « il n’existe aucune preuve que les hémiacétals soient toxiques ou cancérigènes. Il est même possible que la formation d’hémiacétals protège des dommages causés par le formaldéhyde. Et cependant, les auteurs les ont considérés comme du formaldéhyde et ont calculé un risque de cancer. »

Le problème de ce type de recherches est qu’elles sont conduites par des personnes ne connaissant pas grand chose à la vape. Ce qui est important pour analyser ces résultats ce n’est pas les volts délivrés par la batterie, mais la puissance en watts appliquée à la résistance. Les auteurs ne mentionnent même pas la valeur de la résistance qu’ils ont utilisé. Encore une fois, le Dr Farsalinos, qui a fait de nombreuses études sur le sujet, essaye d’y voir plus clair. Il utilise pour cela les données présentées dans l’étude. Il dit: « Les auteurs rapportent que 5 mg de liquide ont été vaporisés à 3,3 volts. Selon des mesures que j’ai réalisées, une telle consommation de liquide correspond à des bouffées de 4 secondes à 6-7 watts. La résistance devait donc être de 1,6 à 1,8 ohms. Ce qui à 5 volts donne une puissance de 14-16 watts. Ce qui est une valeur très élevée pour la plupart des atomiseurs du commerce (exceptés certains reconstructibles qui peuvent supporter une telle puissance). Il est donc évident que l’atomiseur a été surchauffé, ce qui bien sûr résulte en une production très élevée de formaldéhyde. Ce que les auteurs ignorent, c’est que ces conditions, connues sous le nom de dry-puff, sont facilement détectées par les utilisateurs de VP. Cela produit un goût insupportable, et personne n’utilise un VP dans ces conditions, et n’est donc jamais exposé à de telles concentrations de formaldéhyde. »

Voilà pourquoi il faut toujours être critique lorsque l’on lit une étude scientifique publiée, et surtout lorsqu’elle est accompagnée d’un dossier de presse pour la faire connaître. C’est notre rôle de scientifique, on ne prend jamais les résultats d’une étude (surtout ceux rapportés dans le résumé) pour argent comptant. Cela aurait dû d’ailleurs être fait par les relecteurs qui ont accepté la publication de cette lettre dans le NEJM, ce qui ne semble pas être le cas. C’est aussi pour cela que les journalistes devraient, s’ils n’ont pas la formation nécessaire pour cela, toujours faire appel à un expert avant de reprendre tous en chœur une dépêche de l’AFP (ce qui est de plus en plus monnaie courante, car il faut réagir vite pour être le premier à publier!). C’est dommage que cette course à l’information soit généralisée à ce point, car elle n’est bonne pour personne, ni pour le lecteur, qui se retrouve en fait désinformé et qui va peut-être hésiter à utiliser un VP s’il est fumeur, ni pour les journaux qui se décrédibilisent à long terme.

Dans le cas présent, la dépêche de l’AFP contenait bien un commentaire de Peter Hajek, modérant les résultats de cette étude. Cela n’a pas empêché certains journaux de mettre un titre bien racoleur et qui est la seule chose que les gens vont retenir (n’est-ce pas BFMTV, et même Le Monde ?). Pourtant hier, le Ministre de la Santé canadien vantait les mérites du VP, ce que je n’ai vu repris nul part dans nos journaux, c’est bien dommage.

#études,                                                                                                                           #désinformation,                                                                                                                                     #vaporisateur de nicotine,                                                                                                                 #toxicité

source:http://jlhamzer.over-blog.com/2015/01/desinformation-la-difference-entre-une-etude-en-laboratoire-et-la-realite.html