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Arrêt du tabac : la cigarette électronique peut être conseillée sans risque

Magasin de cigarette électronique Agen 47000 , Boé 47550 et Villeneuve sur Lot 47300

Actualités

Petits rendez-vous entre vapoteurs
Une grande boufée avant de commander un cocktail. / Photo Kevin Pinto / Photo Kevin Pinto
Depuis trois semaines, les magasins de cigarettes électroniques Exacig Agen Jasmin  et Boé , proposent un «bar à vape», où cocktails et petits plats viennent s’ajouter au vapotage. Une démarche pour le moins originale

Summer Boy au pamplemousse, Princess Peach à la pêche, Little Cloud au caramel, Mojito…

Attention, on ne parle pas de cocktails mais de noms de e-liquides pour cigarettes électroniques….

Cocolada, Passion Tropic, Royal Blue… Là, en revanche, il s’agit bien de boissons. Vous nous suivez ?

Alors pourquoi ne pas boire un verre en vapotant ?

C’est  en tous les cas ce que propose maintenant Raphaël Boumati dans les

magasins de cigarette électronique EXACIG Agen 47000 , Boé 47550 et Villeneuve sur Lot 47300 .Initiation-conseils-dégustation.

«Un petit plus convivial»

Un «bar à vape» – le premier en Lot-et-Garonne – qui s’est lancé il y a trois semaines, sur un constat simple : «L’idée est venue du fait que les gens restaient souvent un peu plus tard le week-end. Et qu’il était dommage de devoir fermer alors qu’ils auraient pu encore rester», explique Raphaël. «Les vendredis et samedis, on propose à boire et à manger : des tapas, des pizzas, des bruschettas… Le magasin ne change pas mais c’est un petit plus convivial.»

Un peu comme un bar à vins où les arômes de la vapeur remplacent ceux d’une bonne bouteille.

La convivialité, c’est vraiment l’idée principale du bar à vape. Les aficionados de la e-cigarette peuvent venir entre amis, mais la boutique agenaise va continuer de proposer différentes activités. «Nous l’avons déjà fait mais nous organiserons des soirées à thèmes où les gens pourront tester de nouveaux liquides, de nouveau matériels», et même s’en faire prêter pour ceux qui voudraient s’essayer aux joies du vapotage.

Vacances obligent, Raphaël attend la rentrée pour savoir si les Agenais seront au rendez-vous de ce concept nouveau, y compris à l’échelle nationale.

Même s’il reconnaît avoir déjà de nouvelles idées en tête, à commencer, pourquoi pas, par l’installation d’une terrasse d’ici un an. Histoire de donner envie à Jasmin devenir goûter un Summer Boy ou un Princess Peach.

>Agence de vapologie Agen – Exacig – Bar à Vape.

35 av. du Général de Gaulle.

Tél. : 09 84 13 42 57

>Magasin de cigarette électronique Exacig Boé

17 Avenue de Bigorre route de géant casino à coté de l’impérial Buffet

47550 Boé -Parking privé.

Tél. : 09 52 16 59 63
Mail : contact@exacig.com
Web : www.exacig.com

Horaires : du lundi au samedi, 9 h 30-12 h 30 et 14 h -19h

Cigarette electronique VS classique

E-cigarette : « Ce n’est pas une étude, c’est une lettre torchon »

 

Une « étude » prétend que dans certaines conditions, la e-cigarette pourrait s’avérer « 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac ». Sauf que ce travail publié dans le prestigieux New England Journal of Medicine est loin d’être rigoureux… Décryptage.

Publié le 25 janvier 2015

E-CIGARETTE. « Ce n’est pas une étude scientifique, c’est une lettre torchon. D’habitude le New England Journal of Medicine (NEJM) est un journal sérieux, mais là ils ont adopté le comportement d’un tabloïd. » Le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l’Office français de prévention du tabagisme ne mâche pas ces mots pour qualifier le texte publié dans l’une des plus prestigieuse revue médicale du monde. Les auteurs y expliquent que la cigarette électronique pourrait s’avérer « 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac ». Une annonce qui a évidemment fait l’effet d’une bombe au moment de sa parution le 22 janvier 2015. Un texte dont il convient d’abord de rappeler le statut : il ne s’agit pas d’une étude présentant méthodologie, contexte, observations… mais d’une lettre – ou « correspondance » –  qui n’a donc pas valeur de publication scientifique.

Plus de 5 volts de tension

Ce qui leur permet d’arriver à une conclusion aussi alarmiste ? « Nous avons constaté que du formaldéhyde peut se former durant le processus de vaporisation des cigarettes électroniques », écrivent ces chercheurs de l’université d’Etat de Portland (Oregon, nord-ouest). Cette substance qui est un cancérogène avéré apparaitrait lorsque le liquide est surchauffé à partir d’une batterie dégageant plus de 5 volts de tension. Une observation qui ne tient pas la route quand on sait un peu comment fonctionne une cigarette électronique (voir notre infographie ci-dessous pour les connaissances de base) que celle-ci soit jetable ou non.

Sans résistance, la puissance n’est rien

En effet, utiliser une batterie délivrant une tension de 5 volts ne dit strictement rien de la puissance de la e-cigarette (qui elle est exprimée en watts), et donc de la chaleur dégagée pour chauffer le liquide. En effet, la puissance est fonction du couple batterie/résistance. D’un côté, la tension délivrée par la batterie se mesure en volts. De l’autre, la capacité de la résistance s’exprime en ohms (noté Ω). La puissance en watts est en fait égale au carré de la tension divisé par la résistance. Ainsi, avec une tension de 3,2 volts et une résistance de 1,5 Ω, on obtiendrait : (3,2 × 3,2) ÷ 1,5 = 6,82 watts. Le tableau ci-dessous établit la puissance obtenue en fonction de ces deux paramètres :

puissance en watt en fonction de la tension et de la résistance

Dans ce cas-là, autant interdire la vente de poêle et de côtelettes » – Pr Dautzenberg

Mais dans leur correspondance adressée au NEJM, les chercheurs utilisent une résistance de 2,1 Ω, associée à une batterie dont la tension est de 5 volts. Soit : (5 × 5) ÷ 2,1 = 11,90 watts. Or, il est vrai qu’au delà d’une certaine puissance, la température à laquelle est chauffé le liquide est telle qu’elle peut produire du formaldéhyde. Mais – faut-il le rappeler – toutes les formes de combustion produisent cette substance cancérogène. Qu’il s’agisse d’incinérateurs de déchets, de chauffage des bâtiments ou, plus simplement, d’un feu de bois, de l’utilisation d’encens ou la cuisson d’aliments (votre four, votre poêle, ou le barbecue). « Dans ce cas là, autant interdire la vente de poêle et de côtelettes », ironise le Pr Dautzenberg qui, en fait, ne décolère pas de voir de telles annonces passer dans le New England Journal of Medicine.

Evidemment donc, si les « vapoteurs » choisissent une batterie délivrant une tension de 7 volts en l’associant à une résistance de 1,5 Ω, ces derniers prennent le risque de s’exposer plus que de raison à cette substance puisque la puissance de chauffe sera égale à 32,66 watts. Mais le risque est-il plus important que si l’on mange des saucisses bien grillées ? Cela pourrait être une question intéressante… Sauf qu’avec une telle puissance de chauffe, le goût et l’odeur dégagés par le dispositif sont tout simplement insupportables pour un être humain normalement constitué. Le vapoteur a alors l’impression d’aspirer une odeur de cramé.

Le tabac, c’est 78 cancérogènes avérés…

Last but not least, les auteurs affirment qu’avec ce formaldéhyde détecté dans les conditions ci-mentionnées la cigarette électronique pourrait être 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac. Une aberration, pour le Pr Dautzenberg qui rappelle que « la plupart des cancérogènes de la cigarette classique provient des goudrons issus de la combustion. » Une affirmation qui par ailleurs, et de façon inexplicable, fait fi des 78 autres substances cancérogènes contenues dans le tabac. Des produits toxiques rigoureusement listés par Sciences et Avenir dans l’infographie ci-dessous:

tabac les additifs

source:http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150126.OBS0840/e-cigarette-ce-n-est-pas-une-etude-c-est-une-lettre-torchon.html

Chez un fabricant de cigarette électronique

La e-cigarette au banc d’essai

Le 15 décembre 2014.

« Un an de vapotage est moins dangereux qu’un jour de tabac », c’est ainsi que le professeur Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT), a tranché sur les risques de la cigarette électronique sur la santé, jeudi 11 décembre, lors d’une journée sur le sujet, organisée par le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE). Au-delà du raccourci, il y a consensus pour dire que les risques de vapotage sont bien moindres que ceux du tabac.

Pour autant, les avis sont souvent tranchés sur le sujet. Il existe toutefois peu d’études sérieuses sur l’innocuité du produit à long terme. Et celles qui existent sont parfois mal interprétées, comme cette étude japonaise à qui on a récemment fait dire, à tort, que l’e-cigarette était plus cancérigène que le tabac.

Lors de l’ouverture en France, en 2010, de la première boutique de cigarettes électroniques, personne n’avait anticipé un tel engouement. Le nombre de vapoteurs réguliers frôle les 2 millions, selon les chiffres de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. Douze millions de personnes l’auraient essayée… Même si le marché arrive aujourd’hui à saturation – on compte 2 500 magasins –, les ventes de produits du tabac ont reculé de 5,6 % sur la période de janvier à fin novembre, après une baisse de 6,2 % en 2013, selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). De même, les ventes de traitements à l’arrêt du tabac ont chuté de 29 % sur la période de janvier à octobre 2014, par rapport à 2013.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/12/15/la-e-cigarette-au-banc-d-essai_4540799_1650684.html#uB0D0pUGlJ8P0JPw.99

L’usage de la cigarette électronique dans les lieux publics

3 décembre 2014

cigarette électroniqueLa cigarette électronique n’étant pas assimilable à une cigarette traditionnelle, à ce jour aucune poursuite ne peut être exercée contre une personne en ayant fait l’usage dans un lieu public.

En 2013, une personne a été verbalisée pour infraction à l’interdiction de fumer dans un lieu public après avoir utilisé une cigarette électronique dans l’enceinte de la gare SNCF de Neuilly-Porte Maillot. Par jugement en date du 12 février 2014, la juridiction de proximité de Paris a relaxé cette personne. Le Ministère Public a formé un pourvoi en cassation contre cette décision.

Par arrêt en date du 26 novembre 2014 (Chambre Criminelle, pourvoi n°14-81888), la Cour de Cassation a confirmé le jugement de la juridiction de proximité de Paris. En effet, cette juridiction a rappelé que les textes de répression sont d’interprétation stricte et ceux relatifs à l’interdiction de fumer dans les espaces collectifs, notamment l’article L 3511-7 du Code de la santé publique, ont été adoptés alors que la cigarette électronique n’était pas encore commercialisée et utilisée.

De plus, cette juridiction a considéré que la cigarette électronique ne saurait être assimilée à une cigarette traditionnelle car le liquide mélangé à l’air est diffusé sous forme de vapeur. Ainsi, les textes relatifs à l’interdiction de fumer dans un espace affecté à un usage collectif ne sont pas applicables à la cigarette électronique. La Cour de Cassation confirme cette analyse. Le prévenu devait donc être relaxé et le Ministère Public débouté de son pourvoi.

A noter cependant que le projet de Loi « Santé » présenté en Conseil des Ministres le 15 octobre 2014 et qui sera débattu à l’Assemblée Nationale début 2015, devait prévoir en son sein l’interdiction de l’usage de la cigarette électronique dans certains lieux (établissements accueillant des mineurs, transports et espaces de travail). Mais les mesures anti-tabac seront finalement intégrées par amendements lors de l’étude dudit projet de Loi début 2015 (source le Parisien).

Agen cigarette électronique

Le tabac tue .Halte à la désinformation sur la cigarette électronique.

Journalisme: tourner 7 fois sa souris dans sa main avant de faire un copié-collé d’une dépêche de l’AFP !

Le 04 décembre 2014

Agen cigarette électronique

Agen cigarette électronique

La presse reprend en chœur une dépêche AFP (et il en manque sur mon image : l’Obs, le Parisien,…) Ci dessous  quelques sources de démentis de cette information qui risque de renvoyer des millier de vapoteur vers le tabac.

Jeudi 27 novembre, toute la presse mondiale s’est fait l’écho d’une soi-disant étude japonaise montrant des taux de formaldéhyde dans la vapeur de cigarette électronique 10 fois supérieurs à ceux retrouvés dans la fumée de cigarette.

Et tout le monde de tirer à boulets rouges sur le vaporisateur de nicotine avec des titres mensongers du type « La cigarette électronique est, elle aussi, cancérigène » ou « Les cigarettes électroniques plus cancérigènes que le tabac?« .

Tous reprennent en chœur une dépêche de l’AFP. Sans prendre le temps bien sûr d’aller se renseigner sur l’étude en question.

Pourtant le même jour, le Dr Farsalinos, qui est l’Editeur invité d’un numéro spécial sur la cigarette électronique dans cette revue scientifique, fait une analyse critique de cette étude et rapporte les propos qu’il a échangé avec le Pr Kunugita, l’un des auteurs de l’étude, et qui a rédigé un rapport pour le Ministère de la santé japonais. C’est suite à la remise de ce rapport que le Pr Kunugita a donné une interview où il a mentionné « In one brand of e-cigarette the team found more than 10 times the level of carcinogens contained in one regular cigarette » [« dans une marque de e-cigarettes l’équipe a trouvé des niveaux de carcinogènes 10 fois supérieurs à ceux contenus dans une cigarette normale »].

Alors que tout le monde reprend en chœur le mot « carcinogènes » au pluriel, l’interview ne mentionne que le formaldéhyde (qui est une substance à laquelle tout le monde d’ailleurs est exposé, car c’est un polluant courant dans les habitations). Lorsque l’on analyse l’étude japonaise citée plus haut, on trouve en fait une moyenne de 4.2 µg de formaldéhyde pour 10 bouffées, et sur 13 marques testées, celle produisant le plus de formaldéhyde a donné une valeur de 34 µg/10 bouffées. Cependant, l’étude n’a pas comparé ces taux avec ceux de la cigarette de tabac. Le Dr Farsalinos l’a fait dans sa critique. Il se rapporte à une étude canadienne de 2008 qui a montré un taux moyen de 200 µg par cigarette (voir le tableau ci-dessous). Soit 50 fois plus que la moyenne des 13 marques de cigarettes électroniques testées dans l’étude japonaise, et au pire, 6 fois plus que celle ayant produit la plus grande quantité (34 µg/10 bouffées). Il faut noter aussi, que la fumée secondaire d’une cigarette (celle impliquée dans le tabagisme passif, et qui n’existe pas pour le vaporisateur de nicotine) produit plus de 800 µg de formaldéhyde!

En tout état de cause, il n’est pas scientifiquement valide de prendre une valeur parmi les 13 et d’accuser l’ensemble des produits testés (c’est pourtant ce qu’avait fait sans vergogne 60 millions de consommateurs en 2013, et qui lui avait valu une critique acerbe de la part des scientifiques).

Journalisme: tourner 7 fois sa souris dans sa main avant de faire un copié-collé d'une dépêche de l'AFP !

Mais en fait, le Dr Farsalinos rapporte d’autres propos du Pr Kunugita qui ont été repris dans le communiqué de presse de l’AFP. Son équipe de recherche a testé d’autres produits et il semble qu’ils aient trouvé une valeur 10 fois supérieure (1600 µg/15 bouffées) avec une autre marque de e-cigarettes, et c’est cela qui a été repris. Cependant, ces données ne sont publiées nul part, donc non évaluée, vérifiée et confirmée par d’autres experts, comme ce doit être le cas pour toute publication scientifique.

Il est évident, que se focaliser sur une substance parmis les dizaines de carcinogènes présents dans la fumée de tabac n’est rien d’autre que de la désinformation. Comme le souligne le Dr Farsalinos, même si la vapeur de cigarette électronique contenait des quantités similaires ou supérieures de formaldéhyde par rapport à une cigarette de tabac, elle ne contient ni monoxyde de carbone (CO), ni particules fines solides, ni gaz oxydants, ni la majorité des autres substances toxiques de la fumée de tabac. Cela fait que même si le risque résiduel du vaporisateur de nicotine n’est pas nul (le risque zéro n’existe pas d’ailleurs), il est considérablement moindre (de plusieurs ordres de grandeur) que le risque tabagique. C’est cela que les fumeurs sont en droit de savoir pour qu’ils puissent prendre une décision éclairée sur le fait qu’il choisissent ou non de vapoter. Ce n’est pas ce que leur offre les médias, bien aidés d’ailleurs par certains chercheurs qui déforment les résultats de la science dans le but de s’opposer à ce produit en utilisant tous les arguments possibles (comme celui de l’initiation des jeunes qui les conduiraient soi-disant vers le tabagisme, ce qu’aucune enquête à l’heure actuelle n’a pu démontrer).

Heureusement, aujourd’hui certains journalistes, moins pressés sans doute de faire du sensationalisme, ont présenté cette étude d’une façon plus critique. Je les en remercie, et je les cite donc:

http://www.slate.fr/story/95171/cigarette-electronique-cancer-fausse-alerte-japonaise

http://www.lematin.ch/suisse/Vapoter-est-moins-risqu-que-fumer/story/31224090

http://news.doctissimo.fr/Sante/Cigarette-electronique-et-cancer-et-si-l-alerte-japonaise-n-etait-q-un-petard-mouille-38818

composition-d-une-cigarette-pharmanath

Cigarette électronique : l’Organisation Mondiale de la Santé est annoncée sur le grand banc des accusés

Le 30 Octobre 2014

Bonjour

Datée du 26 mai 2014et rendue publique aujourd’hui 29 cette lettre restera comme un document dans l’histoire de la lutte contre le tabac. On pourra la lire ici-même. Elle est signée de cinquante-trois spécialistes de divers horizons. Dont  cinq citoyens français (1). Sans oublier le Pr Jean-Francois Etter, docteur ès sciences politiques, Privat docent (Institut de santé globale, Faculté de médecine, Université de Genève) qui joue ici un rôle essentiel de catalyseur-procureur dans ce combat d’un nouveau genre au nom de la santé publique dans le champ de l’addiction tabagique.

Accusation grave

Cette lettre est adressée au Dr Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (jusqu’en 2017). Au-delà des précautions et des usages diplomatiques il ne faut pas s’y tromper : c’est une accusation grave qui est faite de l’inaction de l’OMS quant à la promotion de la cigarette électronique. Accusation également des pesanteurs de l’organisation onusienne dans la lutte contre ce fléau majeur et évitable qu’est le tabagisme.

Nous ne ferons pas de paraphrases. Le cadre général est détaillé ici. Pour les signataires les cigarettes électroniques constituent, en toute hypothèse, un risque sanitaire infiniment inférieur aux cigarettes de tabac. Le temps n’est plus, en d’autres termes, où l’OMS peut, depuis sa tour de verre des hauteurs de Genève, dire qu’elle ne dispose pas de la preuve de son innocuité. Et qu’à ce titre elle la déconseille vivement en tant que possible substitut à un tabac dont les ravages cancéreux et cardiovasculaires ne sont plus à démontrer.

Extrait de la dernière déclaration de l’OMS sur le sujet (datée du 9 juillet 2013) :

« Tant qu’aucun dispositif électronique de délivrance de nicotine n’est considéré comme sûr et de qualité acceptable par les organismes nationaux de réglementation compétents, l’utilisation de ces produits y compris de la cigarette électronique, est vivement déconseillée. »

Une approche d’un autre temps

On observera aussi que l’OMS ne semble jamais cherché à en savoir plus sur le sujet en participant au financement d’études qui auraient permis de progresser dans la connaissance du sujet. La démonstration du bénéfice en termes de santé publique devait, selon elle, être apportée par les fabricants. Comme pour les médicaments. Une approche d’un autre temps. Pour l’heure l’OMS se borne, à l’ancienne, à « réclamer une hausse des taxes sur le tabac pour sauver davantage de vies ». (Voir ici)

Pour les signataires de la lettre du 29 mai l’institution onusienne devrait au contraire se garder de toute velléité de freiner, interdire, contrôler, la cigarette électronique en l’assimilant aux cigarettes de tabac. Hier encore cela pouvait être tenu pour une erreur. Désormais cette politique pourra être considérée comme une faute. Et, demain ou après-demain, jugée comme telle. Il est urgent de libérer le potentiel de ce qui pourrait bien constituer l’une des grandes avancées sanitaire du XXIème siècle.

Acte d’accusation auto-paraphé

« L’interdiction de la publicité du tabac repose sur les méfaits que le tabac provoque, mais aucun argument de ce type ne peut s’appliquer, par exemple aux e-cigarettes, qui sont beaucoup plus susceptibles de réduire les dommages du tabac,  font valoir les auteurs. Les personnes fument pour la nicotine, mais meurent de la fumée. L’expérience montre que de nombreux fumeurs ne peuvent pas ou ne veulent pas renoncer à la nicotine et continueront à fumer s’il n’y a pas d’alternative plus sûre disponible. »

On estime dans le monde à environ 1,3 milliard le nombre de personnes actuellement esclaves des produits des multinationales du tabac. Et c’est l’OMS elle-même qui estime que si rien n’est fait  le tabac causera lors de ce siècle  jusqu’à un milliard de morts « prématurés et évitables ». L’OMS paraphe ainsi elle-même son acte d’accusation. On attend désormais la réponse du Dr Margaret Chan. Avec un certain intérêt.

A demain

(1)  Il s’agit du Dr Jacques Le Houezec  (Consultant in Public Health, Tobacco  dependence, Rennes –  Honorary Lecturer, UK Centre for Tobacco  Control Studies,  University of Nottingham, United Kingdom), du  Dr Gérard Mathern  (Président de l’Institut Rhône-Alpes de  Tabacologie  Saint-Chamond), du Dr Michel Kazatchkine  Member of the Global Commission on Drug  Policy  Senior fellow, Global Health Program,  Graduate institute, Geneva),  du Dr Didier Jayle (professeur d’addictologie, Conservatoire National des Arts et Métiers  Paris) et du Pr Antoine Flahault (Directeur de l’Institut de Santé Globale  Faculté de Médecine, Université de  Genève, Suisse/ Faculté  de Médecine, Université Paris Descartes, Sorbonne Paris).

Johnny Hallyday recommande la cigarette électronique.

Johnny Vapote!!!

L’interprète de « Toute la musique que j’aime » a accepté de répondre à des questions plus personnelles, donnant volontiers quelques nouvelles de ses filles adorées, Jade et Joy, aujourd’hui âgée de 10 et 6 ans. « Elles ont fait leur rentrée scolaire, elles sont en pleine forme ». Questionné sur son quotidien et ses passions, Johnny Hallyday a ajouté : « Je suis en pleine forme, heureux de vivre ! N’en déplaise à mes détracteurs (…) Je viens d’acheter la Harley CVO Breakout, elle est fabuleuse pour moi c’est la plus performante pour l’instant (…) Je suis passé à la cigarette électronique, que je recommande à beaucoup de fumeurs ! », conseille-t-il. Avant de conclure : « Merci à tous pour vos pensées, messages d’amitié, et vos questions ! Je suis heureux d’y avoir répondu, donc à très vite sur les routes ! »

 

Le mercredi 22 octobre 2014.

Exacig magasins et boutiques en ligne de cigarettes électroniques à Agen 47000.

 

 

La nouvelle loi sur la cigarette électronique et sur le tabac.

EXCLUSIF – Le chef de l’Etat  veut frapper fort alors que plus d’un quart des Français fume. Les industriels  du tabac risquent de contre-attaquer par des procès. La cigarette électronique  ne sera pas taxée, mais mieux encadrée.1907350_330301457116941_1059326315852139702_n

Le 24 septembre 2014.

Les cigarettiers ne vont pas apprécier. Selon  plusieurs sources, le gouvernement est décidé à instaurer le paquet de  cigarettes « neutre »  : non seulement les images choquantes et les  messages de type « fumer tue » vont demeurer, mais en plus il sera interdit  d’apposer un logo ou autre signe distinctif pour différencier Lucky Strike ou  Marlboro. Tous les paquets seront renseignés à l’aide d’une typographie  standard. Ainsi, la dernière trace de glamour aura bel et bien disparu de  l’emballage, un élément capital auprès des jeunes.

C’est François Hollande lui-même qui a arbitré. Sauf  revirement de dernière minute, la mesure doit être présentée ce jeudi en Conseil  des ministres dans le cadre de la lutte contre le cancer. C’est en s’attaquant  aux cancers « évitables» qu’on peut avoir des résultats, professe-t-on au sein  du gouvernement. Le président avait employé des mots forts en février lors de la  présentation du troisième plan Cancer, rappelant que « le tabac tue en 15  jours ce que la route, hélas, décime en une année. »

Une mesure difficile à  prendre

De son côté, la ministre de la Santé, Marisol  Touraine, milite depuis longtemps pour le paquet neutre. Elle fait valoir le  coût du tabac pour la Sécurité sociale (18 milliards par an) et les retombées en  termes de vies humaines. Elle s’est rendue à l’Elysée avec ses courbes : en  France, on compte encore près de 30% de fumeurs parmi les personnes en âge de  fumer.

Néanmoins, le paquet neutre est une mesure difficile à  prendre. Bien que proposée par l’Organisation mondiale de la santé puis par la  Commission européenne, elle n’a été instaurée qu’en Australie, où les lobbies du  tabac ont ouvert les hostilités judiciaires. La Grande-Bretagne prend le même  chemin, et les industriels menacent déjà Londres de procès. Ils dénoncent une  atteinte au droit des marques, et donc au droit de propriété.  La même épée de Damoclès pèse sur la France.

Une mesure symbolique, qui devrait  marquer le quinquennat

Les cigarettiers font aussi passer l’idée que le  paquet neutre n’a aucun effet sur les consommateurs, et de fait, le bilan en  Australie est contrasté. Mais en réalité ils en ont peur, affirme Bertrand  Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme :  « Cela dénormalise le tabac, à l’image de l’interdiction de fumer  dans les lieux publics, qui n’a pas changé considérablement la consommation,  mais qui a changé la donne. »

En tout cas, il s’agit d’une mesure symbolique, qui  devrait marquer le quinquennat, à l’image de la loi Evin en son temps. Le  président a néanmoins fixé une limite à Marisol Touraine : « Ne pas tout  faire en même temps ». Le plan anti-tabac ne devrait ainsi pas prévoir de  hausses de prix des cigarettes. Histoire de ne pas braquer les buralistes.  L’exécutif met aussi en avant le souci de ne pas taxer plus les pauvres et  l’importance des achats transfrontaliers et de la contrebande. En revanche, une  campagne de publicité choc va débuter la semaine prochaine pour tenter de  dégoûter un peu plus les Français du tabac.

La cigarette électronique  interdite dans certains lieux publics

Modération aussi sur la vapoteuse. On  considère désormais Avenue de Ségur que la lutte contre la cigarette  électronique n’est « pas la priorité ». Elle ne sera donc pas taxée. Il  y aura cependant d’autres mesures ciblant l’e-cigarette, afin d’éviter qu’elle  ne serve de porte d’entrée vers le tabac pour les jeunes. Elle sera interdite  dans certains lieux publics, mais pas dans tous. La publicité pourrait être  encadrée. La vente aux mineurs a déjà été interdite dans le cadre de la loi  Hamon, mais les associations anti-tabac comme le CNCT réclament des  visites-mystères, afin de faire respecter les obligations légales

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0203800487736-tabac-le-paquet-de-cigarettes-neutre-sans-logo-bientot-en-france-1045878.php?dyAKh9xka7AB41h4.99

L’e-cig et l’OMS, pourquoi tant de hâte…Publication: 02/09/2014

A lire et écouter les commentaires sur l’avis de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il est difficile de résister au sentiment que l’E-cig, ou vaporisateur personnel (VP), est devenu la pire des « menaces pour l’adolescent et le fœtus ». Que s’est-il passé qui justifie une telle alerte? Une découverte imprévue ? Les résultats d’une étude nouvelle ? A la lecture de l’avis, rien de tout cela, que du classique : l’OMS semble craindre ce qu’ailleurs on appellerait « du mésusage ». Les VP fonctionnent avec des e-liquides contenant pour nombre d’entre eux de la nicotine, habilement parfumée, et le risque serait donc qu’ils servent de porte d’entrée pour consommer de la nicotine et non plus pour diminuer l’usage de tabac.

Reprenons pour mémoire les éléments techniques du débat : les e-liquides peuvent être composés d’un ou plusieurs des éléments suivants :

  • le propylène glycol : substance présente dans de nombreuses préparations (culinaires, cosmétiques, inhalateurs …)
  • la glycérine végétale dont les études n’ont montré aucun danger pour l’homme
  • les arômes (naturels ou synthétiques)
  • de l’eau, de l’alcool ou des additifs (exhausteurs de goût, correcteur d’acidité, etc.)
  • éventuellement de la nicotine à un dosage maximal, si vendu sur le territoire français, de 20 mg/ml, selon les recommandations de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament ANSM

Les rares études cliniques réalisées sur les cigarettes électroniques n’évoquent aucun effet indésirable grave. Les effets secondaires les plus fréquents sont une irritation et une sécheresse de la bouche ou de la gorge. Le propylène glycol et la glycérine ne semblent pas toxiques lorsqu’ils sont inhalés, mais leurs effets à long terme demeurent inconnus. Rappelons-nous également que dans la cigarette, le tabac brûle et que c’est cette combustion, nocive, qui produit la fumée et qui dégage quelques 4.000 produits toxiques et/ou cancérigènes. Dans le vaporisateur personnel, il n’y a ni tabac, ni combustion (ni feu, ni fumée).

Ce n’est donc pas « la consommation d’e-cig » qui serait dangereuse, mais la possibilité de s’initier par son intermédiaire à la consommation de la nicotine. Certes la nicotine est une substance psychoactive, mais dans son utilisation classique (patchs, cigarettes, inhalateurs, VP) elle ne présente que peu de dangerosité pour l’homme. Les doses de nicotine utilisées par les vapoteurs (ou par les utilisateurs de patch) ne sont pas nocives, excepté pour la femme enceinte. Le problème central de la nicotine, c’est sa capacité à rendre dépendant. Mais là-aussi, il a débat, sa vitesse d’absorption, moins rapide avec l’e-cig, atténuerait l’effet dépendance pour certains spécialistes.

C’est donc le risque d’être transformé en passerelle d’entrée dans le tabagisme, et non comme un moyen pour en sortir ou en atténuer les effets nocifs, qui justifie cette alerte. La consommation d’e-cig n’est donc pas « une menace », mais son usage, mal accompagné, pourrait initier au tabagisme.

Premiers accusés, les arômes présents dans les e-liquides. Ils seraient une stratégie marketing de l’industrie du tabac pour attirer les jeunes, comme l’industrie de l’alcool a su le sucrer et l’aromatiser pour en relancer l’usage vers des publics nouveaux, jeunes, femmes… Ici, ce n’est pas l’industrie du tabac qui a créé les e-liquides existants et en a diversifier les arômes, mais les demandes des vapoteurs entendues par les fabricants. Effectivement, mais rares ont été celles et ceux qui l’ont signalé (cf. par exemple), l’OMS pointe le risque d’une prise en main du marché de la vapote par les multinationales du tabac, qui détiennent le quasi-monopole de la commercialisation de la nicotine.

Cette industrie investit actuellement des millions de dollars dans la recherche pour développer des technologies qui permettent de chauffer (soit au moyen d’une résistance électrique, soit grâce à du charbon ardent) le tabac sans le brûler. Ces deux produits arrivent actuellement sur le marché : les vaporisateurs de nicotine (VOKE) développés par British American Tobacco, qui utilisent la technologie des vaporisateurs pour l’asthme, et le pyruvate de nicotine, ce procédé développé par Philip Morris qui permet la vaporisation de la nicotine par une réaction chimique (dispositif Iqos). Il y a là des points de vigilance à avoir.

La mesure d’interdiction de l’utilisation des VP dans les espaces publics fermés, réclamée  » jusqu’à ce qu’il soit prouvé que la vapeur exhalée n’est pas dangereuse pour les personnes passant aux alentours » a retenu l’attention. S’agit-il de lutter contre le risque du vapotage passif ? 80 % du tabagisme passif est généré par la fumée secondaire (celle qui n’a pas été inhalée mais qui est produite par la cigarette qui se consume dans l’environnement). Le VP n’émet aucune vapeur tant que le système n’est pas déclenché et aspiré par l’utilisateur. Il n’y a donc pas de vapeur secondaire avec le VP et la vapeur exhalée se dissipe en quelques secondes. Elle ne constitue donc pas objectivement une gêne persistante pour l’entourage. Certaines études ont montré la présence de résidus de nicotine dans l’air ambiant, mais en quantité très limitée qui ne présente aucun risque pour l’entourage (le rapport de l’Office Français de prévention du Tabagisme qualifie ce risque lié à l’exposition au vapotage passif de « à la limite de la signification clinique »). L’interdiction de fumer dans les lieux publics a été mise en place parce que le tabagisme passif pouvait représenter un risque pour l’entourage. Le rapport de l’OFT dit : « même dans les conditions les plus extrêmes, on ne peut atteindre des niveaux réputés toxiques dans une pièce où est utilisée l’e-cigarette ». S’agit-il alors de contrer un effet mimétique ? Pour le coup, cela serait à étudier. En attendant, mesurons le risque d’entretenir dans la population le doute sur une éventuelle nocivité du produit..

Car au-delà du débat technique, c’est la communication que cet avis a provoqué qui questionne : ces préoccupations sont légitimes, mais la forme choisie pour communiquer est surprenante. Jeter le doute sur une pratique naissante n’est pas forcément en réguler l’usage. Toute pratique de réduction des risques est par définition, une aide dont l’objectif peut – être détournée, un chemin qui peut se prendre en sens inverse. L’accès libre aux seringues « pourrait » faciliter les injections, c’est pour cela qu’elles ont été interdites en France, le temps de comprendre avec le SIDA l’erreur commise, et de voir que cela a permis de diminuer la contamination. Les médicaments de substitution « pourraient » être utilisés pour s’initier aux effets des opiacés, c’est d’ailleurs ce qui arrive dans des cas minoritaires sur lesquels il convient de continuer de travailler, mais majoritairement, ils ont diminué les décès par surdosage.

La réduction des risques demande une communication plus nuancée, entre l’« idéal de santé publique » d’un individu abstinent, ou maitre de son usage de sucre, de sel, et de substances légales ou non, et l’authentique manipulation commerciale qui lui fit fumer du tabac « au nom de la liberté », il faut construire les nuances qui sont celles de nos vies. Le VP, bien utilisé, permet d’arrêter de fumer du tabac et de remettre en cause son lien à la nicotine. Réfléchissons ensemble comment contribuer à ce qu’il ne soit pas récupéré pour faire faire le chemin inverse, notamment en allant vers les groupes d’usagers qui partagent ce souci (cf. Aiduce www.aiduce.fr). L’expertise de ces usagers est nécessaire pour trouver les solutions adaptées comme dans toute réflexion sur la RDR.

Car en attendant la réalisation des risques hypothétiques que craint l’OMS, depuis l’arrivée du VP, les études anglaises, américaines et françaises ont prouvé que pour la première fois depuis bien longtemps, le tabagisme a reculé chez les jeunes. Le fait qu’ils soient attirés par le VP prouve qu’ils ont envie d’expérimenter le dispositif mais ne prouve en rien qu’ils passent au tabac. Aujourd’hui, il n’y a pas d’interdiction de vapoter dans les lieux publics, mais dès à présent, les ventes de cigarettes baissent de 7% en moyenne depuis plus d’1 an, et le nombre de jeunes qui débutent la cigarette tabac diminue.

Bien évidemment, il faut continuer de documenter ses effets, mais le vaporisateur personnel est une révolution sanitaire, largement plébiscité par ses utilisateurs et de plus en plus approuvé par de nombreux soignants français et européens qui y voient une alternative au tabac bien moins dangereuse. La cigarette électronique n’est pas un médicament et ne relève d’aucune intention thérapeutique. Les cliniciens peuvent informer les fumeurs que la combustion est la méthode d’absorption de la nicotine la plus toxique et que tous les autres procédés sont plus sûrs. Pour les non-utilisateurs de la cigarette électronique, il est préférable de leur recommander les méthodes approuvées et reconnues. S’agissant des utilisateurs de la cigarette électronique (ou qui ont fermement l’intention de l’utiliser), le clinicien doit centrer son discours sur l’arrêt du tabac, sachant que la consommation de nicotine est moins toxique que l’absorption de fumée.

Pour nos adolescents, le danger n’est pas le VP, mais la communication sélective que les uns et les autres peuvent faire à son sujet!

Ps: Ces recommandations ont été publiées par l’OMS en vue de la sixième session de la Conférence des parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac qui aura lieu du 13 au 18 octobre à Moscou.
A lire: « Il paraît que… » Les idées reçues sur la cigarette électronique ou vaporisateur personnel. www.aiduce.fr

La cigarette électronique

La cigarette électronique ou l’e-cigarette désigne un produit électrique destiné à simuler l’acte de fumer du tabac. Elle produit une vapeur ou « fumée artificielle ». Cette vapeur est aromatisée et peut contenir ou non de la nicotine.

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En France, la cigarette électronique, selon ses caractéristiques, peut être soit un produit de consommation courante soit un médicament. Voir le point d’information de l’ANSM

Des premiers éléments sur le niveau de consommation des cigarettes électroniques par les français ont été publiés par l’OFDT en février 2014. Ils objectivent un engouement certain pour ces produits.

En novembre 2013, la cigarette électronique est connue de la très grande majorité des Français, parmi lesquels on compterait entre 7,7 à 9,2 millions d’expérimentateurs, plutôt jeunes et consommateurs de tabac. L’usage dans le mois précédant l’enquête concerne quant à lui 6% de la population. Entre 1,1 et 1,9 million de personnes utiliseraient quotidiennement la cigarette électronique en France : il s’agit dans 67% des cas de fumeurs de tabac, qui s’en servent majoritairement pour arrêter ou réduire leur consommation quotidienne, et donc potentiellement les risques sanitaires associés au tabagisme.

Consultez les résultats de l’enquête ETINCEL-OFDT sur la cigarette électronique (février 2014)

En mai 2013, une revue de littérature avec des avis d’experts, financée par la Direction générale de la santé, a été publiée par l’Office de prévention du tabagisme.

Le 25 avril 2014, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a rendu un avis sur les bénéfices-risques de la cigarette électronique ou e-cigarette, étendus en population générale

Depuis le 17 mars 2014, la vente de ces produits aux mineurs est interdite

A partir de mai 2016, le cadre légal prévu par la directive européenne 2014/40 devra s’appliquer en droit national.

Consultez l’article 20 de la directive 2014/40/UE sur les produits du tabac (remplace la directive 2001/37/CE), qui établit des exigences de sécurité et de qualité pour les cigarettes électronique.

Source
Direction générale de la santé
Sous-direction Santé des populations et prévention des maladies chroniques
Bureau Addictions et autres déterminants comportementaux de santé
14, avenue Duquesne
75007 Paris